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Un aperçu du Laos

Laos
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Un aperçu du Laos


Encore largement méconnu des voyageurs, le Laos recèle pourtant des richesses écologiques et un patrimoine historique et culturel uniques.
Couvert de montagnes et de vastes jungles, arrosés sur 1800 km par le majestueux Mékong, ce pays enveloppé de spiritualité charme par son authenticité.


Infos pratiques

  • Vientiane

    Vientiane est la capitale du Laos. Située au cour d'une plaine alluviale très fertile arrosée par le Mékong, cette région a connu tout au long de l'histoire de multiples vicissitudes et un grand nombre d'invasions. Avec plus de 856 000 d'habitants, Vientiane est aujourd'hui la plus peuplée du pays. L'essor économique et touristique entraîne depuis quelques années, un développement régional important qui se manifeste par la qualité du réseau routier ou encore par la construction des structures d'accueil et d'hébergements touristiques.

    Les principaux sites de la capitale :

    Le That Luang

    Il s'agit du monument le plus célèbre du Laos. Construit en 1566 par le roi Say Setthatirat, il renfermerait, selon les rumeurs, les cheveux, le sternum, voire les parties génitales du Bouddha. A l'origine, son véritable nom était Phra Tjédi Lokatchoulamani. Le That Luang a fait l'objet d'une première restauration au début du siècle par l'Ecole française d'Extrême Orient, puis il a été rénové pour la deuxième fois par les Laotiens dans les années trente. Tous les ans, le That Luang est le centre de grandes cérémonies.

    Vat Ho Phra Kéo (Thanon Setthatirat)

    Ce Vat, est à l'origine un monastère royal, c'est à dire un lieu de culte où l'exercice n'est pas assuré par les moines mais par le roi lui-même. Construit par le roi Setthatirat en 1565, il renferme un bouddha d'émeraude. En 1779, les Siamois s'emparent de cette pièce. Le temple est ensuite détruit lors de l'invasion de 1827. C'est seulement en 1936 que commence la restauration du Vat par les autorités laotiennes et françaises dont le but est de créer un musée des arts religieux. On peut y admirer des statues d'origine khmère, un trône doré, des stèles gravées d'inscription môn, des portes sculptées..

    Patuxai

    Monument érigé dans les années soixante, il honore les victimes des guerres pré-révolutionnaires. Le Patuxai, la porte de la victoire, est une réplique de l'Arc de Triomphe parisien, ornementé de motifs à la laotienne. S'il est vrai que le Patuxai ne représente pas une réussite architecturale exceptionnelle, il n'en reste pas moins que le panorama vu du haut du monument est appréciable.

    Vat Sisaket

    Il s'agit du plus ancien temple de Vientiane. il est en effet le seul à avoir été épargné par les Siamois lors de l'invasion de 1827. L'édification semble dater de 1818/1819 qui a été faite par le roi Chao Anou. Un cloître entourant abrite quelques 6000 représentations du Bouddha en bronze, argent, bois et en terre cuite datant du XVI au XIX ème siècle. L'intérieur est décoré de peintures représentant les vies antérieures du Bouddha.

    Musée de la révolution

    Le musée occupe l'ancienne résidence des gouverneurs français. Il retrace l'histoire de la révolution du Laos. Les salles présentant les différentes étapes de l'indépendance y sont très intéressantes.

    Le Parc des Bouddhas.

    Ce parc au bord du Mékong réunit un ensemble de statues de l'hindouisme et du bouddhisme réalisé par Luang Pu dans les années 50. Les oeuvres sont faites en béton. Certaines d'entre elles dépassent en longueur, voire en hauteur, 10 mètres.

    Vang Vieng

    A 160 Km de Vientiane, sur la route de Luang Prabang, la petite ville de Vang Vieng est connue pour la beauté de son site : un relief montagneux ponctué d'une multitude de grottes creusées dans les falaises calcaires et de cascades. Ces grottes ont été utilisées par les habitants de la région pour se protéger des différentes invasions. De Vang Vieng, il est également possible de se rendre dans des villages des Hmongs, le plus proche étant à 7 Km de la ville.

    Ang Nam Ngum

    Aussi appelé Talat, il s'agit d'un barrage et de son lac réservoir, qui submerge 250 km2 de forêt. Des sociétés exploitent le bois, aux essences parfois rares, à l'aide de scies hydrauliques submersibles pour le commerce essentiellement tourné vers la Thaïlande. Le lac, spectaculaire, est doté d'une centaine des petites îles. Les excursions en bateaux sur la retenue d'eau sont très agréables. Il est aussi possible de déjeuner dans les restaurants flottants ou de passer un week-end dans l'un des bungalows le long de la rive.

    Lao Pako

    Situé à 50 km au sud de Vientiane, vous prenez une pirogue et après 25 minutes sur la Nam Ngum, vous arriverez à un petit resort très agréable. C'est idéal d'y passer la nuit dans les bungalows.

  • Luang Prabang

    Luang Prabang est l'ancienne capitale du royaume de Lane Xang, qui signifie Million d'éléphants. Selon la légende, elle s'appelait Java entre le XIe et le XIIIe siècle, puis Xieng-don Xieng-thong du XIIIe au XVe siècle. Elle s'appela encore pendant quelque temps Mouang Xoua.

    En raison de ses grandes valeurs artistiques, culturelles et historiques, en 1995, l'Unesco la reconnaît comme Héritage Mondial. Située à environ 440 km de la capitale Vientiane, cette ville bâtie au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khane, impressionne par ses collines vertes, ses temples au toit brillant, et par ses constructions à l'architecture française. Luang Prabang offre de nombreux points de visite.

    Le Vat Xiang thong (temple de la Cité d'Or)

    Le Vat Xieng Thong est le plus riche édifice sacré de Luang Prabang. Ces bas-reliefs en bois doré y décorent une chapelle funéraire construite en 1960 pour le dernier roi du Laos. Le Vat Xieng Thouang abrite en réalité plusieurs petites chapelles comme : le Vihan - la chapelle du Char funéraire, la chapelle du Bouddha debout et la chapelle Rouge. Le Vat Xieng Tong est encore un haut lieu de célébration du nouvel an lao "Pimai".

    Le Mont Phousi

    Le Mont Phousi domine Luang Prabang. Il est couvert de plusieurs temples dont le That Chomsi auquel on accède par un escalier de 328 marches. C'est de ce temple que part la procession qui descend dans la ville lors du Pimai, nouvel an laotien, au mois d'avril. A mi-chemin sur le flanc de la montagne, quelques temples et grottes qui abritent quelques reliques ou des représentations du Bouddha. Les tambours qui résonnent toutes les trois heures au sommet du Mont Phousi est l'une des traditions de Luang Prabang et s'entendent des kilomètres à la ronde.

    Musée National

    La résidence royale a été construite entre 1904 et 1909 pendant le règne du roi Sisavangvong. L'architecture est un mélange classique franco-laotien. Elle est aujourd'hui devenue le Musée National et abrite le trône du roi de Luang Prabang et de nombreux trésors religieux et royaux, notamment le fameux Pra Bang -le Bouddha d'or d'origine ceylanaise, qui a été offert par le roi khmer Praya Sirichanta à Fa Ngoum en 1359.

    Les grottes de Pak Ou

    Il s'agit de deux grottes-sanctuaires Vat Tham Ting et Vat Tham Prakachay qui surplombent le fleuve, au confluent du Mékong et de la Nam Khane abritant des statues des Bouddhas (environ 8000 statues ont été recensées). La plus basse est Tham Ting, appelée également Tham Leusi -la grotte de l'Ermite qui est éclairée par la lumière naturelle. Pour la seconde, plus haute, est Tham Prakachay, ou Tham Teung, une lampe de poche est nécessaire pour la visiter. Prakachay est l'un des disciples du Bouddha dont la statue se trouve à l'entrée de cette grotte. Beaucoup de Laotiens, ou de Thaïs viennent en pèlerinage à Pak Ou pendant les fêtes de Pimai. On peut accéder à ce site grâce une promenade de deux heures en bateau depuis Luang Prabang.

    Chutes d'eau Kuang Si

    A 30 km au sud de la ville, les chutes d'eau de Kuang Si sont tout à fait remarquables: La beauté du site invite à la baignade dans ses eaux turquoise, notamment au niveau du troisième bassin. Dans le village voisin, on peut voir encore des moulins traditionnels à décortiquer le riz.
  • Plaine des Jarres

    Se trouvant au Nord-Est de Vientiane, près de Phonesavanh, cette célèbre plaine des Jarres est desservie par l'aéroport de Phonsavan. En outre, les touristes peuvent y visiter les villages des H'mong.

    Le point de visite le plus attrayant est la plaine des Jarres. Ce site se compose de trois autres couvrant une surface de 1000 km2. Toutes les jarres sont en pierre et de différentes tailles. La plus grande mesure 3.25 mètres de haut et pèse près d'une tonne. D'après les textes historiques des laotiens, ces anciennes jarres ont été fabriquées sous le règne du roi Chuang, afin de célébrer la victoire de la conquête de la ville de Pakanh, autre nom ancien de Xieng Khouang.

    Ces jarres ont servies à contenir de l'alcool de riz "lao-lao". D'autres sources émanant des chercheurs démontrent qu'il s'agit d'urnes funéraires. Elles dateraient de 2 500 ou 3 000 ans. On ne connaît pas non plus l'origine des pierres avec lesquelles sont conçues les jarres.

  • Le Nord du Laos

    La Province de Bokéo:

    Elle se situe à la frontière de la Birmanie (Myanmar) et de la Thaïlande, une partie du "triangle d'or". Elle n'abrite pas moins d'une trentaine de minorités ethniques dont certaines peu familières qui sont présentes sur le territoire des trois pays. On y rencontre principalement de nombreux Lenten, ainsi que leurs proches cousins Hmong. Chacune de ces ethnies préserve bien ses traditions, ses costumes et son artisanat. Les principales activités sont l'orpaillage et l'exploitation du saphir.

    À Ban Namkeung Kout, Ban Namkeung Mai et à Ban Done Deng, à 26 km du centre de Houiesai, on peut visiter le village traditionnel Lu dont les habitants viennent de Muang Sing et de Luang Namtha. On peut y arriver en bateau.

    Houeisai

    Dans la province de "Bo Kèo", la ville de Houeisai est au coeur du "triangle d'or" connu dans le monde entier. Elle s'étend le long du Mékong. Connue comme une place importante du commerce et stratégique et surtout, elle est près de la frontière thaïlandaise et birmane.

    Oudomsay

    Au Nord du pays, la province Oudomsai partage la frontière commune avec la province Yunnan de la Chine. La population s'élève à 211.000 d'habitants, parmi lesquels on dénombre 23 minorités ethniques différentes. On y rencontre surtout des Hmong, des Ko, des Mien, des Phu thaïs, des Thaïs dam, des Thaïs khao, des Thaïs neua, etc.. Chacune de ces ethnies préserve bien ses traditions, sa propre langue. Ils sont très hospitaliers et ouverts. Leur mode de vie est encore peu influencée par le monde moderne.

    Muang Say

    La capitale de cette province est le principal noud de communication entre la Chine et le Laos. La ville est en plein essor du fait de sa situation géographique et de l'afflux d'immigrants chinois : nombre de marchandises y transitent. La partie la plus intéressante de la ville se situe un peu à l'écart du cour de l'agglomération où les fermiers vendent des produits frais et des herbes. C'est un lieu idéal pour les excursions ou le trek.

    Province de Luang Lamtha, à la frontière avec deux pays voisins: La Birmanie au Nord-Ouest et la Chine au nord. C'est une province montagneuse peuplée de 114.500 d'habitants, issus de 39 ethnies : Hmong, Ko, Mien, Thai dèng, Thai dam, Thai lu, Thai neua, Thai khao, Thai kalom, etc. Au sud de la ville, la forêt tropicale qui s'étend sur 445 km2 entre la Namha et la Namtha a été déclarée, en 1993, réserve nationale de Nam Ha Elle compte parmi les secteurs forestiers les plus denses du pays et couvert d'environ 96% de forêts primaires. C'est une belle région montagneuse qui possède de nombreux temples anciens dont malheureusement beaucoup ont été abîmés pendant la guerre.

    Village de Pakbeng: un village hors du temps perdu dans la forêt, dominant le confluent du Mékong et de la Bèng. Il est surtout habité par des Hmongs qui vivent dans des maisons sur pilotis. Son marché est fréquenté par les ethnies Hmongs et Taïs.

  • Le Centre du Laos

    Borikhamsay: Cette province de 145.000 d'habitants se situe au centre du Laos, au sud de Vientiane. Il s'agit d'une région d'altitude moyenne couverte de forêts tropicales et traversées par des torrents aux eaux turquoise. Dans cette région, en dehors du delta du Mékong, la terre est assez calcaire et accidentée, qui favorise la formation de grottes.

    La capitale de la province est Paksan est une ville de 35.000 d'habitants au confluent de la Nam San et du Mékong. Sur la rive opposée, s'étend la ville thaïlandaise Beung Kane. La population locale se compose essentiellement de Phouan. Dans les environs de Paksan, à 80 km de Vientiane, se trouvent le temple "Pha Bàat" (empreinte du bouddha), le Vat Pha Bàat Phonsan - lieu important des pèlerinages des Laos Loums de la province et de Vientiane.

    Une empreinte extrêmement stylisée, ainsi qu'une représentation de grande taille du bouddha allongé sont placées sur un promontoire en grès. Le Vat Pha Bàat Phonsan accueille une grande fête lors de la pleine lune, au cours du 3è mois lunaire - vers juillet.

    Khammouane: Au centre du pays, Khammouane est une région aux paysages escarpés. Elle possède des terres parmi les plus fertiles du Laos. Outre les rizières, on y trouve des plantations de canne à sucre, de choux et de banane. Comptant 275,000 habitants, sa population est essentiellement composée des minorités comme : Phuan, Tahoy, Kri, Katang, Maling et Hmong.

    La capitale de la province, Thakhek était l'avant-poste des royaumes Mon-Khmers de Chenla et de Funan. Les bâtiments dans la région respirent l'architecture coloniale française. Le Vat Sikhotabong a 8 km au sud de la ville, a été construit au XVIIIème siècle par le Roi Chao Anou. En outre, la province de Khammouane est riche en grottes, telles que Tham Xieng Lieup, Tham Nang, Tham Phanan et Tham Phaya.

    Savannakhet est la province la plus peuplée du Laos, avec 671.000 d'habitants, soit environ 15% de la population totale qui est formée de Lao Loum, Thaï Dam et de plusieurs groupes mineurs môn-khmers (Lave, Katang, Pako, Suay, Bru, Kalèng), vietnamiens et chinois. Cette province joue un rôle très important au point de vue des communications grâce à son débouché routier sur Danang (Vietnam) et la Thaïlande.

    C'est ici que sont conservés les vestiges les plus intéressants de la piste de Ho Chi Minh, principale voie de ravitaillement utilisé par les Vietnamiens pendant la guerre contre les Américains. Elle possède encore des forêts encore très denses dans lesquelles se trouve la réserve nationale Phou Xang He d'un peu plus de 1,000 km2, où une quinzaine espèces d'oiseaux rares et de nombreuses autres espèces animales y trouvent refuge. Des fouilles archéologiques ont permis d'y découvrir les ossements des dinosaures vieux de quelque 90 millions d'années.

  • Le Sud du Laos



    Province de Saravane

    Au sud est du pays, Saravane bénéficie d'un climat frais très agréable et d'un cadre magnifique. De nombreux sites naturels décorent le paysage, dominé par une multitude de cours d'eau. Cette région est sûrement l'une des plus vertes du pays grâce à un taux de couverture forestière supérieure à la moyenne nationale. Saravane est une région de production du café renommé du Laos. On y trouve d'immenses plantations.

    Le lac de Nong Boua:

    À 15 km au Sud de Saravane, ce lac naturel entouré de forêt était autrefois peuplé par les crocodiles. C'est un site agréable et tranquille. On pourra y apercevoir de loin le Mont Phu Katae.

    Tumlan

    À 40 km au Nord de Saravane, se trouve le village Katang. Il est possible d'y observer un mode de tissage différent de celui du Nord du Laos (beaucoup plus de dessins). La curiosité de ce village est une grande maison de bois abritant une trentaine de famille.

    Province de Sekong

    Cette province est la moins peuplée du Laos : elle compte environ 65 000 d'habitants, qui représente que 1% de la population du pays. On note ici la présence de quelques Lao Loum (groupes d'origine Lao ou Tai. Parmi les groupes les plus répandus, il y a les mon-khmers, les Katu et les Taliang.

    Province d'Attapeu

    Au Sud du pays, la province d'Attapeu partage la frontière, à l'Est avec le Vietnam et au Sud avec le Cambodge. Montagneuse, accidentée, sauvage, magnifique et difficile d'accès, la région d'Attapeu est couverte de forêts denses, et abrite de nombreuses espèces animales rares. On y trouve des tigres et on dit même que le rhinocéros de Sumatra ou de Java réside près de la frontière cambodgienne. On a découvert récemment dans le fleuve Sékong un poisson semblable à la truite et qui atteint 10 kg, ainsi que des dauphins d'Irrawady.

    Province de Champassak

    La province de Champassak est l'un des plus grands centres culturels, politiques et économique du Sud du Laos. Son territoire s'étend de l'Ouest du plateau de Bolovens. C'est d'ailleurs de Paksé, sa capitale que s'effectuent la plupart des visites vers les sites de la province.

    Le Vat Phu

    Ancien palais royal de l'époque pré-angkorienne, accoté à la face orientale du mont Kao se trouvant à environ 45 km de Paksé, le Vat Phu, ou le temple-montagne est l'un des plus beaux du pays. Ce temple fait partie d'un vaste programme de restauration entreprit par l'Unesco et a été récemment classé comme Patrimoine Mondial de l'Humanité.

    Si Phane Done

    Littéralement cela veut dire "4 000 îles" en laotien, il s'agit de la partie du fleuve de Mékong la plus large depuis le plateau tibétain jusqu'à la mer de Chine. Cette région se trouve à environ 50 km de la frontière cambodgienne. En saison des pluies, le Mékong peut atteindre jusqu'à 14 km. En saison sèche, la baisse du fleuve entraîne la formation de centaines, voire de milliers, dont la plus grande est Done Khong : elle mesure 18 km du Nord au sud et 8 km de l'est à l'ouest. Au sud du site, on peut voir de décembre à mai des dauphins d'Irrawaddy, espèce rare de dauphins d'eau douce.

    Les Chutes de Khone

    Au Sud du Laos, les chutes de Khone aussi appelées Khone Phapheng, forment un ensemble impressionnant, et probablement les plus belles chutes d'eau de toute l'Asie du Sud -Est. Avec une étendue de 13 km, ces chutes sont les plus larges du monde. L'une des rivières les plus connue est Pa Kha où vivent des dauphins d'eau douce.

    Le Vat Phu

    Ancien palais royal de l'époque pré-angkorienne, accoté à la face orientale du mont Kao se trouvant à environ 45 km de Paksé, le Vat Phu, ou le temple-montagne est l'un des plus beaux du pays. Ce temple fait partie d'un vaste programme de restauration entreprit par l'Unesco et a été récemment classé comme Patrimoine Mondial de l'Humanité.

    Si Phane Done

    Littéralement cela veut dire "4 000 îles" en laotien, il s'agit de la partie du fleuve de Mékong la plus large depuis le plateau tibétain jusqu'à la mer de Chine. Cette région se trouve à environ 50 km de la frontière cambodgienne. En saison des pluies, le Mékong peut atteindre jusqu'à 14 km. En saison sèche, la baisse du fleuve entraîne la formation de centaines, voire de milliers, dont la plus grande est Done Khong : elle mesure 18 km du Nord au sud et 8 km de l'est à l'ouest. Au sud du site, on peut voir de décembre à mai des dauphins d'Irrawaddy, espèce rare de dauphins d'eau douce.

    Les Chutes de Khone

    Au Sud du Laos, les chutes de Khone aussi appelées Khone Phapheng, forment un ensemble impressionnant, et probablement les plus belles chutes d'eau de toute l'Asie du Sud -Est. Avec une étendue de 13 km, ces chutes sont les plus larges du monde. L'une des rivières les plus connue est Pa Kha où vivent des dauphins d'eau douce.

    Ban Phaphao

    Tout près du village de Ban Phapho, un village Suay abrite une école pour éléphant. On y dresse des éléphants pour des travaux liés à l'agriculture. Il est possible de faire une balade à dos de pachyderme d'une demi-heure.

    Si Phan Done : Dans la région de Champasak, le Mékong s'élargit. Sur 50 km, au nord de la frontière Cambodgienne, le Mékong peut atteint 14 km de large durant la saison des pluies. Pendant la saison sèche, lorsque les eaux baissent, c'est une magnifique région parsemée de centaines, voire de milliers d'îles et îlots, d'où le nom de "Si Phan Done", quatre mille îles. Île de Khone: Une autre île intéressant dans ce secteur, où les Français a construit un chemin de fer de 14 kilomètres de long. Les visiteurs peuvent suivre l'ancienne ligne ferroviaire, observer une vieille locomotive, traverser un pont construit par des Français; observer une série de cascades énormes appelées Tat Somphamit, également connue sous le nom des Chutes de Phi Li.

  • Population

    Sa population est estimée à 5.497.459 habitants (juillet 2,000) et la densité reste encore une des plus basses de la région : 19 personnes par kilomètre carré avec un taux de croissance démographique de 2.64 %.

    La population laotienne se compose de 68 groupes ethniques aux langues, cultures et traditions différentes. Les trois principaux groupes ethniques sont :

    La famille des Thai-Kadai, désignés par le terme "lao loum" ou lao des plaines, dont fait partie l'ethnie lao proprement dite, parlant laotien. Ce groupe compte environ 60% de la population totale. Il est connu sous le nom préfixé par "Thai" et composé de plusieurs ethnies: thai-lao, thai-dam, thai-lu, thai-dèng, thai-khao... On les trouve en général dans les plaines de la région basse et dans le delta du Fleuve de Mékong.

    La seconde famille, celle des Austro-Asiatiques représente 23% de la population totale. Les "Lao theung" ou Lao d'en haut sont des proto-indochinois, parlant généralement des langues môn-khmères. Cette famille rassemble 30 groupes ethniques, soit 64% de ceux qui figurent dans le recensement. Le terme "Lao theung" qui désigne cette famille provient du fait qu'ils ont été poussés hors des plaines vers la montagne par l'arrivés des Lao.

    La troisième famille, les "Lao soung" ou lao des pentes et des sommets, parlant des langues apparentées au chinois, et qui sont des laotiens des montagnes. Ce groupe se compose essentiellement des Méo, des Yao, ko... Ils sont arrivés au Laos au XIXè siècle et n'ont pu s'installer que sur les sommets des montagnes.

  • Langue



    La langue officielle du Laos est le laotien. Il est parlé dans les parties différentes du pays. Le dialecte de Vientiane est compris partout dans le pays. En dépit du passé colonial, le français reste la deuxième langue officielle. L'anglais est dans l'usage commun entre les secteurs d'affaires et les jeunes générations.
  • Gastronomie

    Si la gastronomie laotienne ne ressemble pas du tout à la cuisine chinoise, elle présente en revanche beaucoup de similitudes avec la cuisine Thaï. En effet, pour les plats laotiens on emploie une grande quantité d'herbes aromatiques et le lait de coco est la principale matière grasse utilisée.

    Le "Laap" est le plat national le plus connu. Il est aussi servi lors des cérémonies traditionnelles. Il s'agit d'un met à base de poisson ou de viande crus, pilés au mortier avec de l'ail et du piment puis mariné dans un jus de citron. Le tout est ensuite mélangé à des grains de riz non cuits qui ont été préalablement frits et broyés. Ce plat se déguste avec une abondance d'herbes fraîches et du riz gluant.

    Autre spécialité très populaire, le "Tam mak houng". Il s'agit d'une salade de papaye verte finement râpée, et très relevée. On y trouve en effet du piment, du kapi (pâte de crevette) ou du nampou (pâte de crabe), jus de citron et nampa (sauce de poisson salé) et des cacahouètes.

    Le "som pa" et "som mou", sont fabriqués à base de poisson ou de viande de porc pétris avec du riz fermenté, que l'on présente enveloppés avec du piment dans une feuille de bananier. Le Som Mou peut aussi être servi à la vietnamienne : on s'appliquera alors à fabriquer son propre rouleau de printemps en roulant la viande grillée avec plusieurs herbes aromatiques dans une feuille de riz.

    Enfin la Foe (à prononcer Feu) est une soupe de nouilles très appréciée de la population locale. Elle ressemble beaucoup à la traditionnelle soupe de nouille chinoise ou vietnamienne et on peut la trouver partout dans le pays.

    A ces plats, on ajoutera des préparations à la vapeur, telles que les "moks", viande ou poisson coupée en petits morceaux, cuite avec du lait de coco et des épices dans une feuille de bananier.

    Plus convivial lorsqu'on est entre amis, sont les "sine dats". Ce sont en fait des fines lamelles de bouf marinées que l'on fait griller soi-même et que l'on met dans une feuille de salade avec d'autres herbes et des nouilles de riz très fines, et que l'on trempe ensuite dans une sauce pimentée.

    Les repas au Laos se prennent traditionnellement en commun sur une natte à même le sol.

  • Evénements et fêtes locales

    Les principales fête sont

    1er Janvier: Nouvel An

    8 Mars: Journée Internationale de la femme

    1er Mai: Journée de Travail

    14 Octobre: Fête de la course de bateau à Vientiane

    2 Décembre: Journée Nationale de Laos
  • Géographie

    Le Laos, état du sud-est asiatique, est situé entre le 14è et 22è parallèles Nord, et entre 100°E et 108°E de longitude. Vientiane en est la capitale. L'ensemble du territoire se situe sous les tropiques et s'étend sur plus de 1000 km avec une superficie de 236800 km2. Il dispose au nord d'une frontière avec la Chine et la Birmanie, à l'ouest avec la Thaïlande, à l'est avec le Vietnam, au sud avec le Cambodge. Les trois quarts de la superficie sont montagneux et la couverture végétale est de 40%.

    Parallèlement au cours du Mékong, à l'est, domine la cordillère anamitique dont les pics s'élèvent entre 1500 et 2500m. Cette chaîne de montagnes s'étend tout le long de la frontière lao-vietnamienne. La vallée du Mékong et ses plaines fertiles concentrent la quasi totalité des rizières, constituant la première région agricole du pays.

    Sans accès à la mer, la Laos rencontre des difficultés importantes dans le commerce extérieur et le développement de l'économie du pays.

  • Climat

    La saison sèche ou fraîche commence à la fin d'octobre et dure jusqu' à la fin de février, et la température peut nettement baisser à la montagne comme à Luang Prabang, Saravane et Houeixai. La saison chaude dure du mars au juin, et la saison de pluie s'étire de juin à la fin d'octobre.

  • Faune et flore

    Comme dans les autres régions tropicales du sud-est asiatique, la végétation se compose essentiellement de forêts. La forêt de type sub-tropical couvre la plus grande partie du territoire.

    De très nombreuses espèces d'arbres y poussent comme: le teck, les palissandres d'Asie, quinquina mais aussi des pins etc. Outre la forêt dense et la forêt claire, on trouve de nombreux arbres comme: les cocotiers, les palmiers, les bananiers, les frangipaniers, les bambous... On compte en particulier plusieurs dizaines de variété de bambou. Les arbres fruitiers sont nombreux à commencer par les manguiers, papayers, tamariniers, figuiers... La cueillette offre de nombreux produits très recherchés: épices, cardamome, produits de base de la pharmacopée locale.

    On trouve de nombreuses espèces d'animaux: éléphant, buffle, cerf, sanglier, tigre... Environ 200 à 500 éléphants sauvages évoluent dans la forêt. On compte entre 1100 à 1500 éléphants captifs ou domestiqués, surtout dans la province de Sayaboury. Parmi les mammifères endémiques au Laos, citons le gibbon noir, le rhinopithèque de Tonkin, le petit panda, le raton laveur, le petit loris paresseux... Les poissons sont nombreux, notamment du type de la carpe, du poisson chat... et le pabuck qui vit dans le Mékong et peut mesurer 3 mètres et pèse jusqu'à 300 kg.

    La faune et la flore ont beaucoup souffert de la guerre dans certaines régions du pays, et dans une moindre mesure de la culture sur brûlis. Le gouvernement tente de convaincre les paysans d'abandonner ce type de culture de riz au profit de la rizière.

  • Périodes pré et proto historiques

    La présence des premiers habitants du pays remonte à plus de 10.000 ans. Lors des fouilles archéologiques dans la région de Luang Prabang, de nombreux vestiges datant de la préhistoire ont été découverts.

    Dès la fin de la période préhistorique, des relations maritimes s'établissent entre l'Inde et la péninsule indochinoise. Le Laos, placé sous l'influence directe du royaume Khmer, subit la marque de la civilisation hindoue. Entre le Xe et le XIIIe siècles, commence véritablement l'histoire du Laos. A cette époque, les Thaïs, cousins des Thaïs du Siam, venant de la Chine du Sud et s'installent au Laos, dans les plaines et dans la vallée du Mékong et forment des villages et de petites principautés.

  • Unité et apogée de Lane Xang

    De 1340 à 1350, le prince Fa Ngoum, marié à la princesse khmère Nang kèo KingKanya, entreprend la conquête de toutes les petites principautés disséminées le long du Mékong et unifie le pays. Proclamé roi en 1553, il fonde le Lane Xang, le premier état lao unifié, royaume du "million d'éléphants", à Xieng Thong (Luang Prabang). Sous son règne, son royaume ne cesse d'être agrandi. La capitale du pays est Xieng Thong et le Bouddhisme Theravada devient la religion officielle.

    Après sa mort en 1373, son fils Sam Sène Thaï qui accéda au trône. Sous son règne, le Royaume de Lan Xang est relativement organisé, uni et prospère. Mais après la mort de Sam Sène Thaï en 1416, Lan Xang tombe dans une longue période d'instabilité. C'est ainsi que sous le règne de Chao Tiakaphat le pays passe sous domination vietnamienne et la ville de Luang Prabang est envahie et mise à sac.

    Cependant, peu de temps après, les Vietnamiens sont chassés par le fils de Tiakaphat, Souvana Banlang, mais la paix n'est véritablement restaurée que sous le roi Visounnarat, celui-là même qui construisit le Wat Vixoun de Luang Prabang. Ainsi, au milieu du XVIIe siècle, le Lane Xang s'étend au sud jusqu'aux frontières actuelles du Cambodge, à l'est jusqu'à la chaîne annamitique et à l'ouest jusqu'aux limites encore variables des royaumes de Xieng May et d'Ayuttaya. Entre 1520 et 1548, sous le règne de Phothisarath, Vientiane devient la capitale. Le Lane Xang connaît sa plus grande expansion territoriale. Le Lane Xang connaît des périodes d'instabilité et même parfois d'anarchie totale puisque cinq rois se succèdent entre 1627 et 1637

  • Eclatement du royaume

    Il faut attendre l'avènement du roi Souligna Vongsa, en 1637, pour que le Lane Xang se rétablisse dans son unité et retrouve la prospérité. Souligna Vongsa est en bons termes avec le Vietnam. Les deux pays conviennent d'un tracé délimitant leur territoire respectif. Cette frontière consiste dans l'accord suivant : les populations vivant dans des maisons sur pilotis et avec véranda sont considérées comme sujets du Lane Xang, celles habitant dans des maisons sans pilotis ni véranda sont alors vietnamiennes.

    En 1641, le marchand néerlandais Gerrit van Wuysthoff est le premier européen à visiter le Lane Xang pour des missions jésuites. Mais, à part une poignée d'aventuriers, le royaume du Lane Xang reste pendant encore de nombreuses années à l'écart de la zone d'influence européenne. Souligna Vongsa réussit à rétablir la paix durant 57 ans.

    Sa mort, en 1694, entraîne de violents affrontements parmi les prétendants au trône et marque ainsi la fin de l'unité laotienne. En 1700, le Lane Xang éclate finalement en trois royaumes :

    Vientiane, gouverné par le neveu de Souligna Vongsa ; Luang Prabang, dirigé par l'un de ses petits-fils ; le nouveau royaume de Champassak, au sud.

  • Pays divisé et expansion siamoise

    En 1753, les Birmans du roi Alompra prennent et pillent Luang Prabang puis se retirent. Quelques années plus tard, l'ancienne capitale du Lane Xang sollicite la protection des Siamois.

    En Octobre 1778, Vientiane est prise par les troupes siamoises du futur roi Rama 1er, et les deux bouddhas sacrés du pays, Prabang et Prakèo, sont emmenés à Bangkok. Le second ne sera jamais rendu et restera à Bangkok jusqu'à ce jour, considérant qu'il s'agit d'un bien siamois car issu de Chiangmai. L'administration de Vientiane est alors placée sous le contrôle de Bangkok.

    En 1805, le roi Chao Anou est placé sur le trône de Vientiane. Il décide d'organiser une rébellion contre les ennemis, à la mort du roi siamois Rama. Malheureusement, à Khorat, dans le nord-est de la Thaïlande, il subit des défaites. Le roi Chao Anou, fuit vers l'Annam (Vietnam) et est capturé et transféré à Bangkok où il meurt en captivité. Vientiane est sous contrôle du Siam (Thaïlande) ainsi que Luang Prabang.

    Le demi-siècle qui suit marque la désintégration définitive du royaume lao. La province désertée de Vientiane reste sous influence thaïlandaise, tandis que Luang Prabang devient un véritable Etat vassal du royaume de Siam. Au même moment, le royaume de Xieng Khouang est envahi par les Chinois. Craignant l'élan expansionniste des Chinois, les Thaïlandais expédient un important corps d'armée dans la région de Luang Prabang. Le défunt Lane Xang, ainsi morcelé, devient un mets de choix pour des Etats voisins toujours en quête de nouveaux territoires. Mais le partage ne s'effectuant pas dans des conditions pacifique, le nord du Laos devint également une zone dangereuse, souvent théâtre de pillages et de batailles.

  • Protectorat français

    La France, établie depuis 1860 en Cochinchine, commence à s'intéresser à la vallée du Mékong. En 1861, un explorateur français, Henri Mouhot, arrive à Luang Prabang. Après l'établissement du protectorat sur le Cambodge, en 1863, l'expédition Doudart de Lagrée remonte également le Mékong jusqu'à proximité de Luang Prabang. La présence française s'insinue de plus en plus dans cette partie de l'Asie. En même temps, Laos est menacé par plusieurs pays. En 1886, pour sauver son royaume des autres ennemies, le roi de Luang Prabang, Oun Kham, demandent à la France son protectorat.

  • Pays réunifié

    La pression française s'accroissant sur le Siam, celle-ci tente tant bien que mal de préserver les territoires qu'elle a acquis sur la rive gauche du Mékong, suite à des batailles menées contre les troupes vietnamiennes. Mais la France, garante des intérêts vietnamiens, doit faire preuve de sa puissance navale devant Bangkok pour que le Siam, acculé, accepte de céder le Laos. Un protectorat français sur l'ensemble du Laos voit ainsi le jour, le 3 octobre 1893. En 1893, le Laos ne présente pas une entité politique, les royaumes de Vientiane, de Xieng Khouang et de Champassak ont disparu. En 1941, un traité franco-laotien intègre au royaume de Luang Prabang des provinces du Nord et de l'ancien état de Vientiane. Le reste du pays, divisé en huit provinces, reste administré, comme une colonie, par la France.

  • Laos d'aujourd'hui

    Aujourd'hui, Laos est une pays neutre et le moins développés d'Asie Sud-Est. Son économie est essentiellement agricole. Le riz, aliment de base, est la principale culture. Les autres cultures sont pratiquées à petite échelle. Citons le café, le coton, le mais, le thé, le tabac... L'élevage et l'agriculture, n'est pas pratiqué de façon intensive. Le Laos possède aussi d'intéressantes ressources minières et énergétiques, dont la plupart ne sont pas exploitées. Actuellement, seule l'étain est exploité ainsi que les saphirs et rubis dans la région de Houeisai. L'industrie, essentiellement de transformation, reste faible, malgré des progrès récents. Il y a quelques entreprises industrielles à Vientiane, qui fabriquent des bières et sodas, des allumettes, des cigarettes, des sandales... Il n'existe pas d'industrie lourde au Laos. Le Laos exporte essentiellement de l'électricité, du bois, de l'étain, du café et des produits artisanaux. Il importe des machines agricoles, des produits agroalimentaires, des biens d'équipement. Le commerce extérieur est largement déficitaire. Le Laos est encore tributaire des aides étrangères pour équilibrer son budget. Pays enclavé, le Laos a tenté de limiter sa dépendance à l'égard de la Thaïlande qui, s'en servait comme moyen de pression politique, en ouvrant des accès vers la mer par le Vietnam.



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